Chaque 10 décembre, nous célébrons la Journée Internationale des Droits Humains, une date qui nous rappelle que toutes les personnes, du simple fait d’être humaines, doivent pouvoir vivre dans la dignité, la liberté, l’égalité et la protection. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme rassemble les conditions fondamentales dont toute personne a besoin pour mener pleinement sa vie, ainsi que les responsabilités des sociétés et des États pour garantir ces droits. Même si nous savons qu’ils sont encore loin d’être pleinement respectés dans de nombreux endroits du monde, nous continuons à travailler pour que chaque avancée compte. Dans ce cadre, le Gouvernement de Cantabrie a accordé à ADEC une subvention de 15 000 euros pour développer un programme de coopération centré sur la promotion des droits humains au Cameroun. Le projet a pour objectif d’identifier, dans les six villages de la communauté de Baré Bakem, les filles et les garçons de familles en situation difficile qui n’ont pas été inscrits à l’état civil. Cette inscription est fondamentale : sans reconnaissance officielle, de nombreux enfants ne peuvent pas accéder pleinement à des droits de base tels que l’éducation, la protection administrative, les soins de santé ou la reconnaissance comme citoyennes et citoyens. Dans certains cas, les familles ne procèdent pas à cette inscription à la naissance faute de ressources pour payer les frais administratifs, ou par méconnaissance des conséquences que peut entraîner l’absence d’enregistrement. En conséquence, des filles et des garçons restent invisibles aux yeux de l’administration et voient leur accès à des opportunités essentielles pour leur développement limité.
Le 9 décembre, Rolande se rendra au Cameroun avec le bénévole Juan José Rodríguez, avec un objectif principal : lancer la première phase de ce projet d’identification et d’inscription des filles et des garçons non reconnus officiellement. Avec cette initiative, ADEC souhaite continuer à faire honneur à son nom: Ayudar a Despegar / Aider à prendre son envol. Car reconnaître l’identité d’une fille ou d’un garçon, c’est aussi ouvrir une porte vers l’éducation, la protection, la dignité et un avenir avec plus d’opportunités.

